Des entreprises dont 10 % du capital seraient détenus par leurs salariés : tel est l’objectif que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a fixé pour 2030*. Une incantation ? La loi Pacte, qui vient d’être votée, doit y concourir de diverses façons selon le type d’entreprises, à commencer
Si la loi Pacte pousse au partage des profits avec les salariés, le secteur bancaire reste conservateur.par la baisse du forfait social. Les banques pourraient-elles montrer l’exemple ? Fin 2018, les collaborateurs (en poste et anciens) de la Société Générale, détenaient, dans le cadre des Plans d’épargne d’entreprise (PEE) et des Plans d’épargne de groupe (PEG), 6,17 % du capital social et 10,99 % des droits de vote exerçables en assemblée générale. Ainsi, 81.000 personnes représentaient, via le Plan mondial d’actionnariat salarié (PMAS), le premier actionnaire du groupe, devant BlackRock. La banque de La Défense, dont l’actionnariat salarié a contribué à préserver son indépendance face à la BNP en 1999, apparaît comme un champion.

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