Pour le syndicat de l’encadrement, Emmanuel Macron doit s’engager sur les salaires, dans le privé et dans le public.

avant son allocution, Emmanuel Macron a reçu syndicats et patronat pendant plus de quatre heures, à l’Elysée, lundi 10 décembre, en pleine crise des « gilets jaunes ». François Hommeril, président de la CFE-CGC, le syndicat de l’encadrement, y était. « Le chef de l’État nous a écoutés avec attention, avec patience. Dans un mot de conclusion, il a dit qu’il avait bien compris qu’il y avait probablement nécessité de changer de logiciel. Il n’a pas employé exactement cette expression. Mais il a reparlé du peuple français, de sa réactivité, de la nécessité de le prendre en compte ». Pour le leader syndical, l’atmosphère au sein du gouvernement est néanmoins « ambiguë » : « Chacun y va de sa petite phrase. Certains ministres disent ‘il faut augmenter les salaires’ et d’autres disent ‘non, le cap est bon, il faut patienter’, il y a une forme d’incertitude ».

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