Le premier assureur français augmente les barrières à l’entrée de ses assurances vie en euros. Il mise surtout sur la prévoyance et va lancer une offre dommages pour les entreprises.

Au Crédit Agricole, premier assureur en France avec 10% de parts de marché, il n’est pas encore question d’arrêter la commercialisation des contrats d’assurance vie en euros. Mais «dire au client d’aller vers de l’euro, c’est un mauvais conseil», a déclaré hier Frédéric Thomas, directeur général de Crédit Agricole Assurances au cours d’une conférence de presse. Selon lui, «Jean-Laurent Granier (le PDG de Generali France, ndlr) a dit ce que tout le monde allait faire», en annonçant cette semaine une forte baisse des rendement des fonds en euros et la fin de l’accès pour tous au placement préféré des Français. Si leur capital est garanti, ces produits investis majoritairement en obligations d’Etat rapportent de moins en moins, dans le contexte de taux bas de la Banque centrale européenne.

Cliquez ici