Lors de la réunion du 29 mai, la délégation patronale a révélé qu’elle ne disposait d’aucun mandat pour négocier un accord national interprofessionnel (ANI) sur l’encadrement, ainsi que pour discuter d’une définition des cadres. C’est « un peu la douche froide », a réagi Éric Pérès (FO), qui s’interroge dès lors sur l’avenir de la négociation au niveau national. Malgré tout, les négociateurs ont convenu de la mise en place de trois groupes de travail sur les enjeux actuels de l’encadrement, dont les travaux feront l’objet d’une restitution le 2 juillet.

« Notre mission n’est pas de travailler dans le sens d’un ANI. Ce n’est pas non plus de travailler sur une définition », a déclaré Patrick Cheppe, chef de file patronal (Medef), au sortir de la séance de négociation sur l’encadrement du 29 mai 2019. Les travaux sur une telle définition semblaient pourtant bien engagés lors de la précédente séance du 29 mars (v. l’actualité nº 17788 du 2 avril 2019). Une volte-face vivement dénoncée par les délégations syndicales. Malgré tout, « on continue à travailler sur le contenu », car c’est ce qui démontrera l’utilité d’un ANI, estime Marylise Léon (CFDT). Trois séances de travail ont ainsi été programmées en juin, en vue de la prochaine séance de négociation du 2 juillet.

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