Environ une semaine plus tôt qu’à l’accoutumée, les banques françaises ont publié leurs résultats annuels. Pour 2023, la première reste BNP Paribas, dont le résultat s’est envolé de 10,9 % à un record de 10,97 milliards d’euros. Progressant de +4 %, le produit net bancaire (PNB) de Commercial, Personal Banking & Services a été soutenu par les banques à l’étranger et Arval, amortissant le recul des métiers Global Markets (-7,4 %), qui se normalisent, et d’Investment & Protection Services (-3,8 %), pénalisés par l’immobilier. Les frais de gestion, qui incluent des coûts de réorganisation de Personal Finance, ont crû de 1,1 milliard, à 30,95 milliards. Pour autant, le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 64,7 % à 61,6 %. Le ROTE (Return On Tangible Equity) s’est renforcé de 10,2 % à 10,7 %. La non-rémunération des réserves obligatoires, la taxe bancaire belge sur les dépôts et les émissions de bons de l’État belge achetés massivement par les déposants ont contraint la banque à reporter de 2025 à 2026 sa cible de ROTE de 12 % et à la ramener à une fourchette de 11,5 %-12 %.

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