C’est un fait, votre banquier sait à peu près tout sur vous : où vous habitez, combien vous gagnez, où vous partez en vacances et quelles sont vos passions… Pour autant, a-t-il le droit de vous espionner, ou d’exploiter ces informations à son profit ? Les point sur le droit et les pratiques en la matière.

Juillet 2019 : l’autorité de protection des données des Pays-Bas, équivalent local de la Cnil française, fait connaître sa position sur l’usage par les banques des données personnelles qu’elles recueillent sur leurs clients. Quelques temps auparavant, la banque ING – présente en France avec sa banque en ligne – a en effet soumis à ses clients de nouvelles conditions d’utilisation, prévoyant l’usage de ces données pour leur proposer des offres commerciales personnalisées. Face au tollé, le verdict de l’autorité tombe, rapporte le blog C’est pas mon idée : « Les banques ne peuvent pas utiliser les données collectées sur les opérations de leurs clients – y compris si elles demandent et obtiennent l’accord de ces derniers – à d’autre fins que leur destination initiale, à savoir des services de paiement ou de retrait ».

Cet épisode est symptomatique des débats qui entourent les usages possibles des données personnelles. Et plus généralement autour de la surveillance exercée, via ces data, sur votre vie privée. Jusqu’où votre banquier peut-il s’y immiscer ? Quelles sont les limites à la confidentialité de vos données bancaires ? Et qu’en est-il des données externes à la banque, par exemple des traces que vous laissez sur internet ? Nous avons tenté d’y voir plus clair.

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